LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS VOTE POUR FACILITER LE SIGNALEMENT DES OVNIS.

Proposition de traduction

« Cette législation peut ouvrir les vannes », a déclaré un ancien fonctionnaire du Pentagone chargé d’enquêter sur les observations.

La Chambre des représentants a voté mercredi la création d’un système gouvernemental sécurisé pour le signalement des ovnis et pour obliger les fonctionnaires actuels et anciens à révéler ce qu’ils pourraient savoir sur ces phénomènes mystérieux en promettant de les protéger contre des représailles.

L’amendement bipartisan à la loi d’autorisation de la défense nationale, adopté par un vote vocal sans débat, fait partie d’un effort agressif visant à exercer une plus grande surveillance sur un défi permanent de la collecte de renseignements qui a gagné en attention ces dernières années.

Elle a été proposée par les Reps. Mike Gallagher (R-Wis.) et Ruben Gallego (D-Ariz.), qui font partie d’un bloc bipartisan de législateurs qui font pression sur le Pentagone et les responsables du renseignement pour qu’ils prennent la question plus au sérieux et soient plus transparents avec le Congrès et le peuple américain.

M. Gallagher a formulé ses efforts en termes de sécurité nationale, déclarant que son « intérêt premier … est de s’assurer que nos militaires et nos services de renseignement disposent des meilleures informations, capitaux et ressources scientifiques possibles pour vaincre nos ennemis et maintenir notre supériorité militaire et technologique ».

Mais il veut aussi « renforcer la capacité du Congrès à rassembler des faits et à prouver ou réfuter l’origine et la nature menaçante de ce qui semble voler dans notre ciel ».

« Je crois qu’il est possible que des gens soient empêchés d’être totalement transparents avec le Congrès parce qu’ils sont liés par des accords de non-divulgation », a ajouté M. Gallagher dans une déclaration à POLITICO. « Si c’est vrai, je veux m’assurer qu’il n’y a pas de raison technique qui les empêche de nous parler ».

L’amendement exigerait un système de rapport interne dédié pour le « partage immédiat » des informations liées aux phénomènes aériens non identifiés, ou UAP, « précédemment interdites de rapport en vertu de tout accord écrit ou oral de non-divulgation » ou d’une ordonnance.

La mesure s’adresse au personnel militaire actuel et ancien, aux civils du gouvernement et aux contractants.

La disposition d' »amnistie » couvre « tout événement lié aux phénomènes aériens non identifiés », ainsi que « toute activité ou tout programme du gouvernement ou d’un contractant gouvernemental lié aux phénomènes aériens non identifiés ».

Elle fait une exception pour les données qui, selon les responsables, révèlent des objets qui pourraient faire partie de programmes américains top secrets dont très peu de gens ont connaissance, ou pour les événements « qui sont probablement liés à un programme d’accès spécial ou à un programme d’accès compartimenté ».

Le projet de loi exige également que l’inspecteur général du ministère de la Défense procède, un an après son adoption finale, à une évaluation indépendante du respect de la disposition « et de l’efficacité du système mis en place ».

Ces dernières années, le Congrès a demandé au Pentagone et aux agences de renseignement d’enquêter de manière plus agressive sur les OVNI, notamment sur les observations inexpliquées d’avions très perfectionnés violant l’espace aérien militaire protégé, certains semblant défier l’aérodynamique connue.

À la suite d’une série de projets de loi, le Pentagone a mis en place le groupe de synchronisation de l’identification et de la gestion des objets aéroportés afin de recueillir et d’analyser davantage de rapports.

Mais lors de la première audition publique sur les OVNI depuis plus de 50 ans, en mai, les législateurs ont exprimé leur frustration quant à l’insuffisance des efforts du Pentagone.

Les responsables se sont également plaints que les agences de sécurité nationale disposent de plus d’informations qui ne sont pas rapportées en haut de la chaîne, ou partagées avec le Congrès.

Une ambiance à la Skull and Bones : Les agences d’espionnage s’interrogent sur ce qu’elles doivent partager lors de l’audition sur les OVNI.

Luis Elizondo, l’ancien fonctionnaire du Pentagone qui a rendu public en 2017 l’affirmation d’un manque de préoccupation parmi les hauts dirigeants, a qualifié l’amendement Gallagher-Gallego « d’un des plus grands efforts de l’histoire récente pour favoriser la transparence sur ce sujet. »

« Cette législation peut ouvrir les vannes », a ajouté Elizondo, qui est maintenant consultant pour le commandement spatial américain sur l’UAP.

La Chambre doit continuer à débattre des amendements au projet de loi sur la défense dans le but de l’adopter d’ici la fin de la semaine. La législation finale devra être réconciliée avec la version du Sénat cette année.

Le Sénat a également exercé une surveillance accrue sur la question des ovnis. La version de la commission sénatoriale sur le renseignement de la loi d’autorisation du renseignement pour l’exercice 2023 prévoit de « renforcer la surveillance de la collecte et du compte rendu des phénomènes aérospatiaux et sous-marins non identifiés par la [communauté du renseignement] et le ministère de la défense », a déclaré la commission.

8M. Elizondo a déclaré avoir été informé par des membres du personnel du Congrès qui affirment qu’un texte similaire d' »amnistie » concernant les ovnis est également en cours de rédaction au Sénat.